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Journal intime

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Je ne comprends pas ce besoin impérieux d’écrire son journal intime. Jamais oh grand jamais, je n’ai esquissé un semblant de cahier personnel. Qu’est ce que je les trouve mièvres ces diaristes qui ferment à double tour leur confident de papier. Ce dégueulis de bons sentiments à longueur de pages, ces introspections nombrilistes à fleur de peau, qui s’évertuent à noircir le papier du feuillet caché. Orgueilleuse je suis, orgueilleuse je resterai, voire pédante ou snob ! Je ne sais quel qualificatif me sied le mieux. De mon point de vue tranché un brin tranchant, les songes et les pensées d’entre-soi sont voués à se blottir ad vitam aeternam dans les tréfonds de notre spiritualité. La réflexion personnelle ne saurait se transposer sur le lit d’une page. L’intime ne s’écrit pas, il se vit. La perception de l’air du temps n’est que sensation : joie, peur, émerveillement, surprise, étonnement, tressaillement, conscience. Ils ne se décrivent pas : Ils s’incarnent.

Libérons les entraves du journal intime.
Ouvrons les pages. Lisons.

Les livres sont faits pour être lus, partagés, disséqués, discutés, choyés, haïes.

Les livres n’ont pas à se dissimuler. Dissimuler nos sentiments, au besoin, mais pas les mots.

Les mots sont la liberté. On n’enferme pas la liberté.

L’introspection intérieure enrichit notre âme. Notre âme se libère en cassant les chaînes du journal intime.

Si vous écrivez, alors, écrivez des livres !

AVA
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